Glisser sa vapoteuse dans sa valise avant de partir à l’étranger semble anodin. C’est pourtant l’un des réflexes qui peut transformer des vacances de rêve en séjour au poste de douane. Une quarantaine de pays dans le monde interdisent aujourd’hui la cigarette électronique, avec des sanctions qui vont de la simple confiscation à la peine de prison. Les boutiques spécialisées comme Ecigplanete alertent d’ailleurs régulièrement leurs clients voyageurs sur ces réglementations, tant les mauvaises surprises à l’aéroport sont fréquentes. Tour d’horizon des destinations où mieux vaut laisser son matériel à la maison.
L’Asie, zone rouge pour les vapoteurs
C’est en Asie que les législations sont les plus sévères. La Thaïlande applique une interdiction stricte depuis 2014 : importation, vente et usage sont prohibés, et les contrevenants s’exposent à la confiscation du matériel, à de lourdes amendes, voire à des poursuites pénales. Le pays du sourire ne plaisante pas avec le sujet, même pour les touristes de passage.
Singapour pratique la tolérance zéro. Vendre, importer ou simplement utiliser une e-cigarette peut coûter plus de 1 500 euros d’amende, davantage en cas de récidive. L’Inde a de son côté banni toute la chaîne en 2019, de la fabrication à la possession. Le Vietnam a rejoint ce groupe : l’interdiction votée fin 2024 est désormais assortie de sanctions concrètes depuis fin décembre 2025, avec des amendes et la destruction des appareils saisis. Hong Kong, le Cambodge ou encore le Brunei complètent cette liste asiatique déjà bien fournie.
Amérique latine et Moyen-Orient : la vente sous verrou
De l’autre côté du globe, le Brésil, le Mexique et l’Argentine interdisent la vente de cigarettes électroniques, avec selon les cas des restrictions supplémentaires sur l’importation personnelle ou l’usage. Un vapoteur qui débarque à Rio ou à Cancún avec son matériel navigue donc en zone grise, au minimum.
Au Moyen-Orient, le Qatar et Oman prohibent l’importation et la vente de produits de vape. Les douanes y sont particulièrement attentives, et un appareil trouvé dans un bagage peut suffire à déclencher une procédure. Avant tout départ vers ces régions, un passage par le site officiel des douanes locales ou les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères reste la meilleure des précautions, car ces listes évoluent chaque année.
Vapoteur et voyageur : comment bien se préparer ?
Pour les destinations où la vape est autorisée, un peu d’anticipation évite bien des tracas. Les normes locales sur les taux de nicotine varient, et trouver ses références habituelles à l’étranger relève parfois du parcours du combattant. Le plus simple consiste à faire le plein avant le départ parmi une grande sélection d’e-liquides, en respectant les limites de liquides en cabine (flacons de 100 ml maximum) et en plaçant les batteries en bagage à main, jamais en soute.
Les voyageurs qui envisagent de passer au vapotage avant un long séjour à l’étranger ont aussi intérêt à s’équiper avant de partir. Pour s’y retrouver parmi les pods, les kits classiques et les différents formats, ce guide pratique répond à la question comment choisir une cigarette électronique ? et facilite grandement les premiers pas.
Dernier conseil, et pas des moindres : dans le doute, abstenez-vous. Aucune bouffée ne vaut une amende de plusieurs centaines d’euros ou une nuit en cellule à l’autre bout du monde. Renseignez-vous systématiquement sur la législation de votre destination, y compris pour une simple escale, car certains pays sanctionnent la possession dès la zone de transit.
